Israël est devenu la cible et l'habillage de la haine antisémite qui se répand sur les campus d'Europe et d'Amérique. Si l'État d'Israël en est parfaitement conscient, il peine pourtant à endiguer la vague. Par manque de moyens mais aussi parce que son statut d'État limite sa liberté d'action. On est loin des premières décennies de l'État, où les dirigeants israéliens n'envisageaient qu'une seule réponse à l'antisémitisme : la montée des juifs en Israël. Aujourd'hui, plus personne en Israël ne minimise la gravité du phénomène, ni la responsabilité de l'État envers les communautés de diaspora, qu'il faut soutenir et dont il faut respecter les choix de leurs membres de ne pas immigrer en Israël. Néanmoins, la marge de manœuvre des pouvoirs publics reste délicate, qu'elle concerne les juifs de diaspora en général ou le phénomène de l'antisémitisme sur les campus. Israël ne peut franchir la ligne rouge de l'ingérence dans la souveraineté d'un autre État et dans sa responsabilité envers ses citoyens juifs. Une trop grande visibilité publique risquerait par ailleurs d'amplifier le phénomène au lieu de l'atténuer, en alimentant les théories complotistes, sans parler des accusations de double allégeance qui visent déjà les juifs pour leur dénier le droit à la parole. Donc, Israël en tant qu'État doit se montrer particuli ...

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