On le disait fini, enlisé dans son procès, usé par les crises parlementaires à répétition. Pourtant, comme l'oiseau mythologique ou le chat proverbial, Benyamin Netanyahou entame sa huitième ou neuvième vie politique, si l'on inclut ses fonctions de ministre et de chef de l'opposition. Mais pour la première fois, il doit être le chef d'une coalition qui le tire sur sa droite, nationaliste et religieuse. Le « roi Bibi » a repris sa couronne. Contre toute attente, contre les sondages qui lui prédisaient une soixantaine de mandats, et en dépit d'une sous-estimation de l'ampleur de la participation, le chef du Likoud a conduit son bloc à la victoire, avec 64 mandats contre 55 pour la coalition sortante. Il a réussi à sortir sa base électorale de la torpeur où l'avaient plongée les quatre scrutins précédents. Et il a compris comment ramener vers son camp l'électorat sioniste religieux, déçu et égaré par les choix politiques de Naftali Bennett, qui s'était révélé incapable de tenir ses élus et de faire entendre sa voix de droite dans une coalition cacophonique. Sans l'intervention de Benyamin Netanyahou, les deux leaders nationalistes religieux Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir auraient probablement fait la course séparément et n'auraient pas atteint le score des 14 sièges dans la nouvelle Knesset. La loyauté des deux partis orthodoxes au chef du Likoud a fait le reste. Face à lui, Yaïr Lapid n'a pas été un chef de bloc. Le Premier ministre de transition et patron de Yesh Atid a obtenu 24 sièges (contre 17 dans l'assemblée sortante), mais à quel prix. Autour de lui, le parti de Benny Gantz et Gideon Saar a dû se contenter de 12 élus, Israël Beitenou d'Avigdor Liberman en affiche 6, le Parti travailliste chute à 4. Quant au Meretz, il n'a même pas atteint ce seuil et reste pour la première fois de son histoire hors du Parlement. Les partis arabes de leur côté ont payé leurs divisions. Si les islamistes du Ra'am sont passés de 4 à 5 élus, la Liste arabe, après la scission de Balad, termine la course avec 5 sièges pour les partis Hadash et Tal. Pas précisément la « dream team » qu'aurait pu r ...

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