Comme dans d’autres pays européens, à l’instar de la France, l’histoire des juifs en Angleterre alterne entre des phases sombres et lumineuses. Ils sont dans cet entre-deux aujourd’hui : s’ils se sentent bien dans leur pays, les juifs britanniques doivent aussi composer avec la montée d’un puissant antisémitisme. L’histoire des juifs en Angleterre ne débute véritablement qu’en 1066, date à laquelle Guillaume le Conquérant entre dans le pays. Le futur roi d’Angleterre encourage les juifs à le suivre : outre-Manche, ils se spécialisent dans les métiers de l’argent, s’organisent et sont rapidement présents dans toutes les grandes villes. Pourtant, dès 1222, l’Eglise met en place une série de lois antisémites (dont le port d’un signe distinctif) qui aboutit au décret d’expulsion d’Edouard Ier en 1290. Les juifs ne seront autorisés à fouler à nouveau le sol britannique qu’à partir de 1655 sous Cromwell.Signe des temps : l’Eglise anglaise vient de s’excuser pour les mesures antisémites prises au XIIIème siècle, bien sûr pour reconnaître l’injustice historique mais aussi pour favoriser la lutte contre l’antisémitisme… A partir du XVIème siècle, la situation de la communauté juive anglaise se « normalise » progressivement, ses effectifs croissent de façon régulière, avant de connaître une brusque augmentation au XIXème siècle. Les juifs d’Europe centrale et orientale, fuyant les pogroms, ont fait passer le nombre total de juifs se trouvant en Angleterre d’un peu moins de 50 000 à près de 250 000 au début de la Première Guerre mondiale. La communauté juive anglaise connaît son apogée à la fin des années 1960 avec 450 000 membres. Aujourd’hui, selon les dernières estimations, les ju ...

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