Le retrait de l’hyperpuissance américaine sur son Aventin semblait, ces dernières années, acté. Et irréversible. L’isolationnisme donnait l’impression de l’avoir définitivement emporté sur l’interventionnisme. L’esprit de l’« America First » paraissait avoir terrassé celui de Wilson et de Roosevelt, hérauts historiques de la diffusion des valeurs démocratiques. Cet hiver encore, les meilleurs experts prédisaient avec une régularité de métronome une Amérique entrée dans un cycle de rétraction prudente ; ils expliquaient que, désormais, Washington entendait laisser à d’autres - les amis européens - l’initiative de partager le fardeau et de s’avancer sur les terrains les plus minés, seuls face à la ligne de front.Il faut en rabattre. Car la promesse du withdrawal est battue en brèche. Pour un peu on dirait même, ces jours-ci, que les États-Unis se réinvestissent : « America is back ». Pourquoi ? Quelles que soient ses motiv ...

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