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Programme d’Emmanuel Macron : Le candidat-président

Mobilisé par la crise liée au Covid d’abord puis par la crise ukrainienne, ensuite, le locataire de l’Élysée, candidat pour un second mandat, a donné la priorité à sa fonction présidentielle, n’entrant ainsi que le plus tardivement possible en campagne. Un choix que ses concurrents et opposants ont interprété comme une volonté d’éviter le débat démocratique tandis que ses partisans y ont vu un sens évident des priorités face aux enjeux géopolitiques cruciaux. Ainsi, après avoir annulé à la dernière minute son grand meeting prévu à Marseille, sa ville de cœur, Emmanuel Macron ne sera allé qu’une fois à la rencontre de ses électeurs du premier tour, à l’occasion du rassemblement du 2 avril organisé à La Défense Arena. Seul sur scène face à 30 000 personnes, il a mené une opération qui consistait à défendre son bilan et, en même temps, à remobiliser ses troupes en vue de marquer, dans les urnes, l’avance que les sondages lui créditent. Listant plusieurs de ses propositions, le candidat de La République en Marche a rappelé son souhait de permettre aux travailleurs de toucher une prime de pouvoir d’achat pouvant aller jusqu’à 3 000 euros et promis la mise en place d’un système de versement des aides sociales à la source. La transformation du RSA, dont les bénéficiaires qui le peuvent, devront consacrer 15 à 20 heures par semaine à une activité ainsi que l’augmentation progressive de l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans font aussi partie de ses propositions phares pour son second quinquennat.

Article écrit par Laëtitia Enriquez

Lutte contre l’antisémitisme :
«(…)La lutte contre l’antisémitisme est un combat quotidien, qu’il faut mener sans relâche, sans oublier le combat face aux falsificateurs de l’histoire, car la mémoire doit être sacrée. C’est pourquoi j’ai souhaité que la présidence française du Conseil de l’Union européenne réaffirme la spécificité, l’unicité de l’antisémitisme. La première mesure que je porte, c’est de faire en sorte que la législation sur les services numériques soit adoptée le plus rapidement possible afin que cet outil central de la lutte contre tous les propos haineux et antisémites sur les réseaux sociaux puisse rapidement être mis en œuvre », déclare Emmanuel Macron à Actualité Juive.

Définition de l’IHRA :
«Nous nous y étions engagés : une résolution de l’IHRA a été adoptée en décembre 2019 à l’Assemblée nationale. Nos forces de sécurité et nos magistrats apprennent désormais dans leurs écoles à mieux appréhender les nouvelles formes de l’antisémitisme, notamment l’antisionisme. Nos professeurs y sont également sensibilisés au cours de leur formation. Rien ne se fera sans un travail de fond sur l’éducation et sans la culture ».

Libertés religieuses :
«Des inquiétudes ont pu naître à la suite d’une instruction du ministère de l’Agriculture qui rappelait le principe de l’étourdissement des animaux destinés à la consommation humaine avant leur abattage. Elle met également en place des dérogations afin de respecter la liberté d’exercice des cultes. Cette position me semble permettre un juste équilibre entre le respect du bien être animal et la liberté d’exercer sa religion. Nous veillerons à ce qu’il soit préservé et appliqué ».

Relation France-Israël :
«J’ai fait du renforcement des liens d’amitié historiques entre la France et Israël une priorité dès le début de mon mandat. Israël sait qu’il peut compter sur mon engagement total dans la lutte contre le fléau du terrorisme. À cet égard, j’ai été très touché qu’Yitzhak Herzog accepte mon invitation à venir à Toulouse, fin mars, pour rendre hommage aux victimes des attentats de Toulouse et Montauban en 2012. Cette relation fraternelle avec Israël, j’entends encore l’approfondir : pour relancer nos échanges scientifiques, technologiques et économiques ; pour déployer nos échanges culturels dans la continuité de la saison croisée France-Israël que j’avais inaugurée. Enfin, c’est aussi la relation entre l’Union européenne et Israël que je compte renforcer ».

Jérusalem, capitale d’Israël ?
«(…)S’agissant de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, ma conviction forte est qu’un geste unilatéral n’apporterait rien de durable et serait même contre-productif. Cette reconnaissance ne peut être que le fruit d’un processus pour permettre à tous de vivre durablement dans la paix, la sécurité et la souveraineté. Vous pouvez compter sur la poursuite de mon engagement pour y parvenir ».

Nucléaire iranien :
«Ma détermination est totale pour que acquérir une arme nucléaire. La stabilité de la région et la sécurité d’Israël en dépendent. Cette position de fermeté de la France a d’ailleurs dépassé les clivages politiques et fait l’objet d’une continuité ces dix dernières années. C’est le sens de la négociation en cours avec Téhéran, à laquelle la France participe activement avec beaucoup de vigilance. Cette menace n’est pas la seule pour Israël. C’est pourquoi j’ai proposé, dès le début de mon mandat, de compléter l’accord sur l’Iran par un cadre plus large pour que nous apportions des réponses à l’activité balistique de l’Iran ainsi qu’à ses activités de déstabilisation dans la région ».

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