Actualité Juive : Au Festival d’Avignon, c’est à guichets fermés que vous avez joué avec Patrick Timsit , «Inconnu à cette adresse», la pièce adaptée de la nouvelle éponyme de Kathrine Kressmann Taylor ! Thierry Lhermitte : On en a été très heureux ! En ce qui nous concerne, avecPatrick Timsit, on l’a jouée au Théâtre Antoine l’année dernière et ça a très bien marché. Cette pièce a été interprétée par d’autres couples d’acteurs, dans d’autres mises en scène ; j’étais moi-même sur scène avec Christian Clavier à Londresil y a un mois.A.J. Les critiques évoquent un jeu tout en finesse, sans fioritures ni texte inutile. N’est-ce pas ce qu’un comédien peut espérer de mieux ? T.L. : Des lignes inutiles seraient malvenues dans ce texte ciselé, écrit avec une grande précision et qui ne dure que cinquante-cinq minutes. A.J. : Le texte illustre le «mythe du guide», l’endoctrinement. Le mode épistolaire n’est-il pas un bon moyen de montrer la progression psychologique sans asséner de message didactique direct ?T.L. : Sûrement. En tout cas, plus on le joue, plus on découvre combien c’est bien écrit. Il y a un équilibre à trouver entre lire les lettres et parler. C’est à cet équilibre que chacun parvient à sa manière.A.J. Patrick Timsit et vous-même interprétez deux amis, Max Eisenstein et Martin Schulse, un Juif et un Allemand. Leur correspondance montre que cette amitié est menacée, sur fond de nazisme...T.L. : C’est en même temps une vengeance par correspondance. Imaginez que ...

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